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Claude Durussel présente: Cette nouvelle a été écrite à partir d'un fait réel qui m'a été conté par Evelyne. (décédée à 48 ans, le 2 septembre 2001 à la suite d'un cancer foudroyant. Pensées émues pour cette femme remarquable) Vous pouvez charger ce texte et l'imprimer
librement (6 pages), à l'unique
condition qu'il ne soit utilisé que dans un cadre
strictement privé. Toute utilisation abusive de ce texte non encore publié me sera préjudiciable. Merci Histoire
vraie.
Avant de lire cette histoire, voici quelques éléments qui vous aideront à la mieux comprendre : Le " Montagne des Pyrénées " est un chien un peu rêveur et contemplatif. Mais gare à celui qui voudrait s'introduire sans autorisation sur son territoire ! Attention aussi au maître débonnaire qui lui laisserait la bride sur le cou. Dans les Pyrénées, versant français, on le connaît depuis le XVIIe siècle. Il a fait un séjour à la cour du Roi Soleil. C'est un solide gaillard, charpenté avec élégance. Sa taille imposante et ses 60 à 80 kilos le placent au premier rang des protecteurs de troupeaux contre les prédateurs naturels. Cet animal imposant possède de petites oreilles tombantes et un regard méditatif qui le rend sympathique. Son poil est bien fourni, assez long, formant collerette, franges et panache. On peut le rencontrer dans sa blancheur immaculée, ou avec des taches grises, jaune pâle, louvettes* ou orange, à la tête, aux oreilles et à la naissance de la queue, voire sur le corps. (*louvette : de la couleur du poil du loup) Cinq petites boules de poils blancs luisent au soleil, d'un blanc lustré et doux au toucher. Une autre, jaune pâle, mouchetée de gris, accroche le regard, mais toutes sont suspendues fermement aux mamelles gorgées de lait de Tipsy, une magnifique chienne Montagne des Pyrénées. Elle a mis bas, il y a deux jours à peine. Avant-hier, avec son ventre énorme et pantelant, elle faisait pitié à voir, tant elle se traînait lamentablement, tantôt dehors, à l'ombre de la bâtisse, tantôt à l'intérieur, sur le carrelage frais de la cuisine. Le dernier soir, elle resta même flanquée aux bottes d'Antonio. Elle sentait bien que ses petits allaient se présenter et elle voulait être certaine de pouvoir compter sur lui. La chienne n'en attendait que peu de chose, quelques caresses, un encouragement, mais c'est déjà beaucoup, quand on est toute seule pour mettre au monde toute une famille. Dans la nuit, son ventre tendu lui fit très mal, elle se mit à geindre doucement, mais son maître ne bougea pas. Alors elle se leva, sans faire de bruit, seul le cliquetis de ses griffes sur le parquet indiqua qu'elle s'approchait du lit. Dans l'obscurité, sa truffe la guidait aussi sûrement que de bons yeux de chat. Il était là, Antonio, étendu sur ce qui lui servait de couche; un matelas posé à même le sol. Dans les bergeries des Pyrénées, on ne s'embarrasse pas de mobilier. Qui d'ailleurs aurait bien pu le trimballer jusque là-haut. Antonio dormait du sommeil du juste: une bonne nuit pour réparer ses forces, car demain serait encore une rude journée. Cent vingt moutons, avec une chienne qui ne peut plus se traîner, ça ne se garde pas tout seul! Hier, en prévision de l'arrêt de travail de sa meilleure associée, il avait commencé à ériger une barrière pour empêcher les moutons de se jeter dans le vide: un sacré gouffre le "Trou du Diable", une cavité qui avait avalé plus d'un agneau imprudent. Il devait faire vite, car il suffisait d'un orage pour que le troupeau affolé se précipite dans l'entonnoir aux parois vertigineuses. Une seule fois, il avait tenté de ramener un petit écervelé, mais le " Diable " avait bien failli leur prendre la vie à tous les deux. Tipsy posa tout d'abord son museau sur le bord du matelas, en soufflant fort. Les ronflements s'arrêtèrent net. Elle avança précautionneusement les pattes de devant, afin d'approcher sa truffe de la joue d'Antonio. Petit coup de langue. L'homme porta la main à son visage, s'essuya et se retourna en bougonnant, avant d'enfouir sa tête dans l'oreiller. La chienne attendit encore, la queue entre les jambes, le ventre douloureux. Antonio ronflait à nouveau. Elle revint sur ses pas et s'affala sur sa couverture au pied du poêle qui rougeoyait encore. Le changement de position fut utile, car les douleurs des contractions s'estompèrent. Avant que le jour ne se dessine derrière les pics rocheux, Tipsy, à nouveau torturée avait tenté de se lever. Entre ses pattes, une boule de poils blancs et humides qu'elle ne connaissait pas remuait déjà bougrement. Instinctivement, elle se mit, en bonne mère, à la lécher et la lécher encore. Le chiot gémit et se déplaça en rampant jusqu'à l'une de ses mamelles. Le bar n'était pas encore ouvert et Tipsy le repoussa sans ménagement car une deuxième naissance s'annonçait. Lorsqu' Antonio quitta sa paillasse, la chienne était couchée sur le flanc, cinq chiots accrochés fermement à leur biberon. Elle leva vers lui des yeux fatigués, mais reconnaissants et fiers. Il était de ceux qui aiment vraiment les chiens et qui savent traduire par des mots ce que le regard de leur compagnon signifie. Le berger salua l'évènement en flattant délicatement l'encolure de la bête qui, de bonheur, clignait des yeux. Il arracha chaque chiot à son port d'attache pour l'ausculter et pour évaluer combien de mâles et combien de femelles il pourrait vendre. Trois et deux, tous très beaux et en parfaite santé; de vrais petits "Montagne des Pyrénées". Alors que la chienne semblait dormir et qu' Antonio déjeunait de trois ou quatre solides tartines au miel et d'un café fort, il l'entendit gémir à nouveau. Elle s'était levée, abandonnant ses petits au sol, portant en son regard des signes d'inquiétude, comme si elle avait entendu un bruit bizarre dans l'écurie ou repéré un rôdeur dans le pré. Un cri plaintif fut suivi de la venue d'un nouveau chiot; pas vraiment blanc, mais moucheté d'orange et de gris sur tout le corps, une vraie teinte louvette. Antonio laissa à la chienne le temps de sécher le nouveau venu, puis il le prit entre ses grosses mains. Il était plus tonique que les autres et bien plus robuste. Il en fut très satisfait, car il en tirerait certainement un bon prix, malgré cette couleur fantaisiste. Trois mois plus tard, alors que Tipsy avait depuis longtemps repris du service et que ses rejetons l'agaçaient plus que de raison, des hommes montèrent à la bergerie pour choisir un chiot. Antonio avait mis une annonce au village et le bouche à oreille avait fait le reste. A la date convenue, pour ne déranger qu'une fois, ils étaient tous montés en cortège. Antonio fixa le prix pour les cinq chiens blancs et un autre, bien supérieur, pour l'orange-gris. Celui-ci devenait, comme prévu, un vigoureux lascar. Intelligent, vif et curieux, il suivait déjà Tipsy et rabattait les moutons en l'imitant tout simplement, alors que les autres ne pensaient qu'à folâtrer. Encore un peu maladroit, certes, il promettait cependant de devenir un sacré gardien. Ce fut Salvador qui marqua le premier son intérêt pour ce jeune chien de berger. Il aima tout de suite la teinte de sa robe, le port altier de sa queue ainsi que le regard franc et curieux du chiot. Il fut d'accord de payer le prix fort, car il savait qu'il était l'animal qu'il lui fallait. La saison prochaine, il devait monter plus de cent bêtes sur un alpage escarpé et dangereux. Il aurait tout l'hiver pour voir grandir ce chien et lui donner l'éducation nécessaire afin de remplir sa difficile mission. Salvador s'assit donc sur un banc de roche et regarda évoluer les chiots. Il se félicita de son choix lorsqu'il constata que la petite bête lui rendait bien l'intérêt qu'il lui portait. Une histoire d'odeur, ou plus ? Quel mystère entoure donc la rencontre d'un maître et de son fidèle compagnon. Toujours est-il que le garnement venait régulièrement le renifler, mordiller le bas de ses pantalons ou tenter de fouiner dans sa besace. Audacieux, il jappait pour l'inciter à jouer. Peu après, il se réfugia entre ses jambes et s'écroula, saisi d'un profond sommeil. Yeux clos, pattes repliées, il avait posé son museau sur les souliers de Salvador, déjà conquis par l'animal. Comme le blanc de sa fourrure était mélangé de gris et de jaune pâle, il l'appela "Loup". Le soleil était déjà bien haut dans le ciel quand le nouveau maître de Loup le prit dans ses bras pour redescendre dans la vallée par le sentier escarpé. Il avait misé sur un chien de qualité, mais son escarcelle était vide. Heureusement qu'il avait encore des chèvres, des lapins et un jardin derrière la maison, car il reconnaissait qu'il avait fait une folie. Loup lui rendit bien son sacrifice. Durant l'hiver, il fut bon élève et très vite un gardien sans faille et sans reproche. Au printemps, Salvador quitta le village pour monter à la pâture avec les bêtes. Loup fit merveille, courant devant, derrière, gardant le troupeau rassemblé sur les chemins qui mènent à l'alpage. Ce chien était une pure merveille, sachant économiser sa force, jouer adroitement de sa domination sur les bestiaux qu'il rendit dociles. Salvador pensait même qu'il pourrait descendre quelquefois à la ville pour embrasser des filles et que, pendant ce temps, son chien ferait le travail tout seul, mais il disait cela pour rigoler bien sûr, quoique cette idée lui plaisait. Ce chien n'était pas seulement un bon gardien, mais aussi la meilleure des compagnies pour le solitaire des montagnes. Il avait conservé cette sympathique habitude de se coucher entre les pieds du berger, le museau posé sur le bout des souliers. Il attendait des caresses, quelques grattouillis sur le sommet du crâne, mais pas trop, car il avait compris que Salvador était bourru et avare de tendresse. Quand les soirées d'été étaient trop longues, l'homme buvait aussi un peu et le chien savait alors qu'il ne valait mieux pas s'approcher de ses bottes. Non pas qu'il fût devenu méchant, mais simplement que l'alcool ne le rendait jamais affectueux. Alors il bafouillait: " bouge-toi le chien, tu ne vas pas te mettre sur mon chemin et me faire tomber, allez ouste! " Loup s'installait un peu plus loin, hors de la portée d'un probable coup de pied. Le temps qui passait tissait des liens toujours plus forts entre le maître et son fidèle compagnon à quatre pattes. Vivant en bonne harmonie au milieu des moutons, tous deux, à leur manière, faisaient fructifier le capital, car les ovidés paisibles profitaient mieux de l'herbage. Belle laine, mais aussi belles côtelettes en perspective. Or il advint qu'un soir, un redoutable orage éclata sur la pâture. Des éclairs terrifiants zébrèrent le ciel et l'on y vit comme en plein jour, jusqu' à l'instant où des trombes d'eau s'abattirent sur le paysage. Debout sur le seuil de la bergerie, Salvador était profondément inquiet. Il savait qu'il pouvait perdre plusieurs de ses moutons, soit qu'ils fussent foudroyés ou qu'ils se précipitassent dans l'abîme. De la nuit, il ne revit pas Loup. Il estima que la bonne bête était toute à sa tâche de rassembler la précieuse fortune de son maître.
Aux premières lueurs du jour, Salvador enfila ses vêtements, chaussa ses lourds souliers, les laça et entrouvrit la porte. Au pied du petit escalier, Loup était là, mort. Non pas mort pour de vrai, mais mort de fatigue. Au son du pas de son maître, il releva la tête, sortit sa langue et lui adressa un regard dans lequel le berger put lire toute la fidélité, toute la bravoure que cette bête lui témoignait. Salvador s'accroupit devant son chien, le flatta longuement et prit sa tête entre ses bras puissants. Sa manière à lui de lui montrer son attachement. Lorsqu'il reverra Antonio, Salvador ne manquera pas de lui dire qu'il aurait pu tirer le double du prix pour ce chien-là! En septembre, alors que la saison tirait à sa fin, Salvador fit ses comptes: les affaires marchaient plutôt bien et c'était la première fois qu'il n'avait pas perdu un seul mouton. Bien au contraire, plusieurs brebis avaient mis bas de doux agneaux de lait qu'il pourrait négocier en arrivant dans la vallée. Il avait bien besoin d'argent pour passer l'hiver et pour faire, au printemps, l'acquisition d'un mâle robuste. Le premier matin où le brouillard prit ses quartiers d'automne, Salvador, au sortir de la bergerie, aperçut Loup à plus de trente mètres de la porte. Il était couché, la tête posée entre ses pattes avant. Jamais il n'avait vu son chien faire pareilles simagrées. Il s'approcha de lui et la bête, la queue entre les jambes se leva pour s'éloigner de son maître. Intrigué, le berger la suivit. Décidément, cet animal ne cessait de l'étonner: il voulait certainement l'emmener vers un lieu qu'il désirait lui faire voir. A grands pas, il fila sur sa trace à travers la montagne. Chaque fois que l'homme gagnait du terrain sur le chien, celui-ci reprenait de la marge. A l'orée de la forêt, Salvador aperçut un mouton malade, couché sur le flanc. Loup est un chien remarquable, pensa-t-il. Mais à la vue de l'agneau mort, déchiqueté et sanglant, son sang se mit à bouillir. Le berger observa alors que son animal de compagnie tenait la tête basse et la queue serrée contre l'arrière-train. Les poils de ses pattes et ses babines étaient couverts du sang de l'agneau. Il comprit en une seconde que son chien, devenu adulte depuis peu, avait transgressé une loi qui ferait de lui à jamais, un bon à rien. Si le berger tue ses propres moutons Le chien était à portée de sa main. Sans réfléchir plus avant, il empoigna Loup par le collet et lui asséna une volée de coups que l'animal ne serait pas près d'oublier. La bête, surprise par tant de cruauté, gémit, se débattit, mais la main du maître fut puissante et terrible. Après avoir enterré sommairement le cadavre, Salvador s'en revint à la bergerie, tandis que Loup, suivait à bonne distance. La journée se déroula lentement, le berger s'inquiétant de voir les événements si mal tourner. Pourrait-il encore avoir confiance en son chien? L'animal avait goûté au sang, il y reviendrait tôt ou tard. Mais Salvador ne voulut pas trop y penser. Le lendemain, la même scène l'attendait lorsqu'il ouvrit la porte. Son molosse était là, la queue basse, le regard posé sur lui, les yeux brillants. Tout au long du trajet, jusqu'à l'endroit fatidique, le chien se retournait pour voir si Salvador le suivait. Lorsque le berger aperçut le nouvel agneau mort, sanguinolent, il ne put s'empêcher de dire: " non ce n'est pas toi mon chien, ce n'est pas toi qui a fais ça! " Mais le museau de l'animal et ses longs poils maculés du sang de l'ovidé prouvaient sa culpabilité. Une fureur incontrôlée s'empara du berger; non seulement il était seul pour garder le troupeau, mais son meilleur compagnon ruinait l'affection et la confiance qu'il lui avait données. Le chien, pas encore méfiant, se laissa surprendre par la rafale de coups. Au retour, il boitait et gémissait à chaque pas. Salvador pensa que la correction suffirait et que Loup comprendrait la leçon. Cette juste souffrance qu'il traînera avec lui quelques jours le rappellera à sa juste mission, conclut-il en marmonnant pour lui-même. Il ne put s'empêcher de réfléchir à ce qu'il ferait, si le chien récidivait. Il décida de le tuer.
Au matin suivant, Salvador appréhenda d'ouvrir la porte de la bergerie. Si Loup avait à nouveau massacré un agneau, il devrait tenir sa parole et se séparer de son fidèle, mais dangereux compagnon à quatre pattes. Pas de chien. Loup n'était pas au pied de l'escalier. Salvador fit le tour de la bâtisse, regarda au fond de la niche, ausculta le paysage avec attention. Si son chien était à nouveau coupable d'un forfait, il se pourrait que, craignant les coups, il ait préféré déguerpir et ne plus revenir. Finalement, il en serait quitte pour ne pas le tuer lui-même et laisser cette détestable besogne aux chasseurs. Afin de tirer les choses au clair, Salvador monta à grandes enjambées jusqu'à l'orée du bois. Le spectacle qu'il vit fut insoutenable: l'agneau avait littéralement été mis en pièce par le chien assoiffé de sang. Et Loup était là, contemplant son carnage, les babines ensanglantées et les pattes souillées. Le berger sut qu'il ne pouvait plus reculer. Sans réfléchir, car s'il l'avait fait, s'il avait repassé dans sa tête tous les souvenirs heureux vécus avec lui, il n'aurait pu se résoudre à armer son fusil. Son fidèle chien était devenu un carnassier redoutable, pourtant il le regardait toujours avec ses bons yeux, loyaux et fidèles. Salvador fit un pas en avant, mais le coupable, meurtri, recula de quelques mètres. Le coup fut fulgurant et le chien terrassé s'écroula d'un bloc, sans comprendre ce qui lui arrivait. Salvador enterra l'agneau et le traître, vite, pour ne pas avoir à souffrir plus longtemps. En redescendant, il sentit une boule prendre ses quartiers dans son estomac et elle ne le quitta plus. Maintenant sans chien, il courut la montagne pour installer des rangées de fils de fer aux endroits dangereux, alors même qu'il ne restait que quelques jours à pâturer. La saison étant finie, il devait penser à redescendre. Trois jours plus tard, alors qu'il rassemblait le troupeau pour quitter l'alpage, Salvador découvrit fortuitement, à l'endroit même où il avait tué Loup, deux cadavres d'agneaux dépecés. Son sang ne fit qu'un tour et il fut pris de tremblements. Dans le sol, détrempé par plusieurs heures de pluie, il remarqua des traces fraîches. Les pattes d'un ours étaient gravées dans la terre. Le véritable coupable était donc revenu perpétrer ses crimes. Force était de conclure que, si les premiers agneaux tués n'avaient pas été entièrement dévorés, c'était parce que son chien les avait défendus au péril de sa vie, obligeant le plantigrade à fuir. L'ours avait abandonné ses repas, harcelé par Loup, le fidèle chien-berger. Alors Salvador tomba à genoux sur la tombe de son chien et saisi de convulsions, il pleura très longtemps. On dit qu'aujourd'hui encore, un berger hante la montagne à la recherche de son chien, mais tous les villageois savent que Salvador a perdu la raison et ils sont quelques-uns à lui apporter à manger jusqu'à la bergerie. Depuis longtemps, il n'a plus ni moutons, ni chien, juste sa peine immense. Fin. Merci Evelyne. (voir origine de l'histoire) Lu dans 24H. du 23 mars 2001: France: Ours surveillé. Le gouvernement français a autorisé la capture d'un ours des Pyrénées pour lui placer un collier émetteur permettant de mieux suivre ses déplacements. Cette démarche fait suite aux plaintes des éleveurs de brebis, dont les troupeaux ont été victimes de nombreuses attaques du plantigrade. (AFP.)
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